La gamification donne un coup de jeune aux team buildings

Un article du soir.be illustre l’utilisation de la gamification lors des team buildings,

 »Le team building traditionnel en entreprise se conjugue souvent avec une activité sportive et physique (accrobranche, parcours aventure…). Les alternatives sont un « simple » bowling ou karting entre collègues. Mais ce type d’événement d’entreprise a vécu. Désormais, c’est la gamification – ou ludification en français – qui a la cote dans les sociétés. Si auparavant les team buidings avaient davantage pour but de tisser des liens entre collègues ou avec la direction, aujourd’hui c’est le plaisir et l’amusement qui doivent être au centre.

« Ce n’est pas pour autant la dictature du fun, tempère Xavier Langhendries, cofondateur de Wannapplay, anciennement UrbanGaming, spécialisée dans la gamification. Tout le monde ne doit pas se marrer, le principe n’est pas de faire rire les gens, mais de transposer les modes de jeux au team building. » Pas une sinécure pour autant. « Il faut que les gens aient envie d’adhérer au projet. Quand un département RH fait voter les employés, ce seront toujours les kartings et bowlings qui seront plébiscités. Quand on vend un concept ‘tablette, jeu, ville’, pour beaucoup de gens, ce n’est pas toujours très sexy », analyse-t-il.

Des jeux sur mesure pour chaque entreprise

Découverte d’une ville à l’aide d’une tablette, montage et assemblage de véhicules en carton, escape room, création de tour en LEGO®… les possibilités de gamification dans le team building sont infinies et déclinables. « Il ne suffit pas de venir avec un jeu, note Xavier Langhendries. Il y a beaucoup de travail en amont, de création de contenu, d’objectifs à atteindre, d’idées abstraites à concrétiser, de messages à communiquer via les jeux que nous mettons en place. C’est du sur mesure ! »

Un exemple concret avec les petites briques danoises. Dans un premier temps, on demande aux employés de réaliser la plus grande tour en briques, par équipes. Mais par la suite, ils doivent ajouter un symbole, créer le logo de l’entreprise, rajouter des détails sur les tours des autres pour les améliorer ou créer des ponts entre les structures. « Des problématiques quotidiennes pour les entreprises auxquelles la gamification permet de répondre », souligne Xavier Langhendries. Et souvent à moindre coût…

Une réponse à la crise

Car si la gamification est liée à l’avènement du digital et à la démocratisation des tablettes, elle est aussi une réponse à la crise de 2008. Avec la réduction des budgets, les entreprises ne peuvent plus s’offrir de grands événements. En caricaturant, on serait tenté de dire qu’une tablette, une appli GPS et un terrain de jeu comme une ville suffisent. « Il y a un peu plus que cela, mais il est vrai que la gamification répond à des problématiques de budget, concède Xavier Langhendries. Un groupe de 200 employés à gérer avec des animateurs, des structures, c’est révolu, car on dépasse rapidement les 5.000 euros. »

La gamification des événements présente de nombreux autres avantages dont un en particulier : la liberté. Les participants sont moins entourés d’animateurs, de coachs, de formateurs. Ils sont libres, s’amusent et se prennent au jeu, car tout le monde a un enfant qui sommeille en lui. « Tout le monde joue, tout le monde a joué, confirme Xavier Langhendries. Que ce soit avec ses jouets, son imagination ou même ses doigts de pieds. Le jeu fait partie de l’apprentissage et de la vie. »

Ouvert à tous

La gamification est donc adaptée à tous les publics ? « Oui, les gens sont très réceptifs, se baladent, jouent, prennent des photos et vidéos. Peu importe le type de fonction, ouvrier comme CEO. Les contenus sont adaptables et sur mesure, donc on s’adapte au public. » Avec une même finalité : la satisfaction. « C’est étrange, mais quand ils se plaignent parce qu’ils n’ont pas pu grappiller un point ou deux sur 200 à cause d’un souci de connexion ou d’un point de règlement, on sait que ça a fonctionné, qu’ils ont adhéré», conclut, amusé, Xavier Langhendrie. »

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